VELO
Plusieurs vélos utilisés, mais le plus adapté sera celui acheté chez le spécialiste de la rando- vélo, porte de Vincennes.
Quelques remarques:
Tel que il pèse 14 kg environ, c'est donc du costaud, notamment dans le cadre Surly, fabriqué en Allemagne et sur mesure.
Il est prévu de pouvoir rajouter un porte bagage avant et le vendeur affirme que l'on peut alors "porter" 40 kg de bagages (poids total de 54 kg, ce qui me suffira largement même si on voit dans la littérature des montures à 60 kg et plus).
La béquille doit, c'est le cas, être très costaud et fiable. Redresser un vélo qui tombe sans arrêt est épuisant.
3 plateaux et une une cassette arrière VTT (32 dents) me conviennent bien dans les cols.
Les pneus Schwalbe marathon, gonflés à 5 bars au moins, semblent inusables, sur goudron du moins.
Un porte bidon adapté aux bouteilles de 1.5L/2L est une bien belle invention.
La selle Brooks, est finalement (après avoir enduré son façonnage) un bon choix.
Le garde boue avant a été remplacé par une languette en plastique, efficace, facilement amovible pour les transports en avion.
Les cornes sont très utiles pour varier la position du corps sur le vélo (cervicales et lombaires) et là aussi doivent pouvoir se retirer facilement pour les transports en avion.
Le guidon droit est aussi un meilleur confort pour éviter de souffrir du dos. On peut régler sa hauteur et son inclinaison. Son espace est totalement utilisé pour insérer les cornes, mettre des poignées confortables, poser le porte GPS (quelle belle invention à 2 balles), la sonnette et le compteur. Reste à caser le rétroviseur!
Transport dans l'avion
Plus on en fait, plus on acquiert de l'expérience et plus on se rend compte que rien est acquis (cf début du voyage 2014). Techniquement il faut pouvoir, une fois à l'aéroport, retirer les pédales (clef de 16 plate à se trimbaler pendant le voyage), dégonfler les pneus, enlever les cornes et le garde-boue avant, tourner le guidon dans le sens longitudinal, enlever la roue avant et la scotcher sur le cadre, protéger la fourche avant ainsi dénudée. Et surtout penser, à cet instant précis à tout mettre les objets dangereux (couteau, ciseau, clefs, tournevis...) dans le sac qui part en soute: j'ai failli perdre les pédales que j'avais innocemment pris dans mon sac à main.
Dans l'idéal faire toutes les opérations précédentes à côté d'un poste d'emballage des bagages sous plastique (il y en a partout maintenant (de 7 euros - Casablanca - à 30 euros - Madrid la prestation) qui peut aussi protéger les parties sensibles du vélo par un peu de carton. Le bijou ainsi empaqueté peut enfin être glissé dans le carton ad hoc quand il y en a (Orly) mais assez peu d'aéroport en ont.
Le surcoût du deuxième bagage est très variable avec l'impression d'une inflation à deux chiffre depuis 4 ans et atteint maintenant 75 euros (Air Europa). Mais Air France donne la possibilité (Casablanca) d'acheter un billet 20 euros plus cher et qui permet d'avoir 2 bagages de 23 kg! Le mieux.
Pour les autres bagages, acheter avant de partir un grand sac en plastique "ecossai" (3 euros max) et y insérer les sacoches. penser à avoir sur soi un ou deux tendeurs qui permettent de sécuriser le tout (ou scotch large éventuellement).
Contrairement aux trains qui ne donnent pas toujours accès aux vélos - voire de moins en moins, la SNCF reste le meilleur prestataire - le transport par avion est assez bien accepté. le réceptionniste de Roissy m'assure que le transport des vélos est maintenant très fréquent, y compris les vélos dits "couchés" .
Au total il vaut mieux compter une heure de plus pour réaliser toutes les opérations décrites ci-dessus, donc arriver à l'aéroport 3 h avant le départ, ce qui rend quasi impossible les départs matinaux.
Rouler:
en chaque début de rando le poids total du vélo plus sacoches semble trop lourd; c'est moins vrai au bout d'une semaine. Il n'empêche que les pentes à 8 % et au dessus restent très dures (voir l'arrivée à Jimena de la Frontera où j'ai fini à pied dans du 10-15%.: celle des mains sur le guidon à mi-hauteur des cornes
Quand c'est dur il faut trouver la technique pour que ça passe quand même. Au-delà de trouver son rythme il faut aussi varier la position.
- celle des mains: sur le guidon à mi-hauteur ou en haut des cornes,
- assis ou en danseuse.
Savoir jusqu'à quelle vitesse on peut descendre sans tomber (entre 4 et 5 km/h).
La dernière astuce, quand c'est possible, c'est d'adoucir la pente en faisant des épingles à cheveux sur la chaussée; très efficace mais bien rester vigilant sur les véhicules qui arrivent (ceux qui descendent).
Il faut être très vigilant sur les routes à 2 voies qui permettent à peine aux camions de se croiser. Ne pas hésiter à s'arrêter sur la bas-côté (cf deuxième étape au Maroc).
Les chaussures autobloquantes spéciales rando-vélo (on peut marcher quasi normalement en dehors du vélo et il existe une version sandale aérées) : quand on les a essayé on ne veut plus qu'elles. L'inconvénient est d'oublier de les enlever en cas de coup de frein brutal (ou en cas de chute évidemment).
Porter le casque est évidemment nécessaire mais quand il fait trop chaud avoir un chapeau assez large que l'on peut mouiller à volonté.
Porter un vêtement fluo est surement mieux en ville.
Les pistes cyclables dites "dédiées" (séparées des routes) sont l'idéal, très fréquentes en Europe . Ailleurs...il faut s'en passer





























































